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Bernard Plossu, ici d’ailleurs

Un des plus grands photographes français en activité est installé à La Ciotat depuis 1991. À 70 ans, l’ancien hippie qui préfère pourtant « les lumières de l’hiver et les nuages » photographie souvent sa ville d’adoption avec son appareil fétiche, un humble Nikkormat. Entretien coup-de-vent.

Votre démarche s’est révélée dans les contrées étrangères, comment vous retrouvez-vous à La Ciotat ?

Bernard Plossu : Nous cherchions avec ma femme la photographe Françoise Nuñez un lieu où élever nos enfants. Je n’arrive pas à croire que je sois devenu sédentaire, après toutes ces années. Mais quitte à l’être, c’est le meilleur endroit dans le
sud. Et maintenant on a le cinéma Eden, wow  !

 

 

Vous avez beaucoup photographié les littoraux méditerranéens, le site ciotaden attire votre sensibilité ?

BP : La Ciotat est une ville de ce sous-continent d’Europe du sud, comme Almeria ou Livourne. L’autre jour un artiste napolitain donnait un concert  et le public  connaissait les chansons par cœur, c’était magnifique ! Puis historiquement, les grues des chantiers sont les « Tour Eiffel » de la région : malgré un passé douloureux, La Ciotat est une vraie ville à vivre, pas un “mouroir de luxe”.

Vos projets à venir ?

BP : Deux livres sur la « métaphysique méditerranéenne » : L’Heure Immmobile sortira en Espagne et sera exposé à l’Hôtel des Arts de Toulon en 2017, et l’autre Western Colors sur mes années dans l’ouest américain sera montré aux Rencontres d’Arles cet été.